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Facilitation & Subsidies

Presse

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Paru sur Télé-Bruxelles en 2003

Téléchargez une vidéo d'Albert Mathy sur Télé-Bruxelles.

Paru dans Le soir du samedi 20 octobre 2001

Chasseur de primes : Des professionnels se chargent de la quête de subsides. Autant savoir… Gilles Béchet

Albert Mathy est l'un des rares en Belgique à ne vivre que de la recherche de subsides pour les entreprises. Deux cent trente-cinq subsides économiques en Région wallonne, comme en Région de Bruxelles-Capitale, auxquels s'ajoutent un bon paquet d'aides européennes. Ça fait beaucoup.

Quel subside pour quelle entreprise et dans quelles conditions ? Répondre à ces questions, c'est s'engager dans un vrai dédale administratif. Des administrations qui se renvoient la balle, des formulaires à remplir dans des délais qui ne souffrent aucun report. Personne ne s'embarque de gaieté de coeur dans ces démarches mangeuses de temps. Sauf Albert Mathy… qui en a fait sa profession. Consultant en aides et subsides, il revendique avec le sourire l'étiquette de « subsidiologue » que lui avait accordée un magazine financier.

Au départ, je suis commercial de formation. Il y a quelques années, un groupe étranger cherchait un vendeur pour le représenter dans ce type de services aux entreprises. Comme il s'en sortait tellement mal, je me suis dit, je vais le faire moi-même !

Au niveau national, le subsidiologue est encore un oiseau rare. Du côté bruxellois et wallon, seules trois personnes exercent cette activité à titre principal. La concurrence est donc rare. Certaines banques proposent bien des conseils à l'obtention de subsides, mais ils ne concernent que ceux liés aux investissements pour emprunt. Pratique peu courante chez les consultants, Albert Mathy se fait payer à la commission. Dix pour cent sur les subsides obtenus avec une provision de 20 000 Fb à l'introduction des dossiers. Revers de la médaille : l'activité de consultant en subsides n'est pas des plus sécurisantes en raison de la durée des délais. Un des plus gros dossiers d'Albert Mathy, rentré il y a dix-huit mois, vient d'être débloqué… Pour la moitié de la somme attendue.

La part de risque est chez moi, se défend-il. C'est une chose que les entreprises comprennent mal. Quand je gagne un million à faire ce que je fais, cela peut paraître énorme, mais c'est la partie visible d'un long travail de préparation et de collecte d'informations.

Conséquence, notre subsidiologue ne s'intéresse qu'aux grosses primes, celles qui rapportent le plus à l'entreprise et donc à lui-même. La priorité va dès lors aux subsides économiques. Les subsides sociaux ou certaines primes communales ne sont pas jugés assez rentables. Je trouve assez aberrant de voir certaines communes accorder aux entreprises des primes d'installation de 5 000 Fb : cela couvre à peine les frais de l'employé qui se consacre au dossier.

Première étape du travail : identifier les subsides les mieux adaptés aux besoins et au contexte de l'entreprise. Ensuite, étudier les mécanismes et délais. Enfin, remplir le questionnaire, véritable épine dorsale de la quête au subside. L'obtention des subsides est liée à toute une série de conditions. Un questionnaire mal complété, par exemple, peut renvoyer l'entreprise dans une autre catégorie ou à tout le moins différer le paiement.

Les aides ne sont pas toutes égales, les plus généreuses sont aujourd'hui souvent destinées au développement de nouveaux produits. Mais pour y avoir droit, tout est question de nuances. Qu'est-ce qui est développement d'un produit, qu'est-ce qui est commercialisation ?

L'obtention d'un subside peut dépendre de la manière dont les activités sont présentées. Au sein des administrations, la visite du subsidiologue est appréciée de manière très diverse. Certaines reconnaissent mon rôle et apprécient que je leur apporte des clients. D'autres encore ne veulent pas me reconnaître, ce qui m'oblige à me cacher derrière le client.

Du côté des entreprises, son rôle n'est pas encore bien compris non plus. Il y a encore beaucoup de méfiance de la part des entreprises qui ne comprennent pas à quoi on sert. Elles nous voient comme des bouffeurs de primes et se demandent pourquoi ils payent leurs comptables et fiscalistes.

Les subsidiologues sont appelés à se multiplier. L'Europe qui gère une grande diversité de subsides avec une administration relativement réduite crée un appel d'information de la part des entreprises.

Aujourd'hui, les subsidiologues travaillant au niveau européen refusent les subsides nationaux, et donc régionaux. Mais les choses sont en train de changer. Les décisions se prennent de plus en plus au niveau européen avec un impact de plus en plus contraignant au niveau régional. Donc, il est vital pour les entreprises de se tenir au courant de ce qui se prépare. Et nous serons de plus en plus amenés à travailler sur les deux niveaux, l'européen et le régional.